À Charleroi, 9 % de la population des neuf maisons de repos et de soins du CPAS et 6 % de leurs travailleurs ont été diagnostiqués positifs à la covid-19, a indiqué le président de l’institution Philippe Van Cauwenberghe (PS) lors d’une séance du conseil communal en vidéoconférence. Tirant parti des leçons de la première vague, les résidences ont renforcé et adapté leurs mesures de lutte contre la propagation du virus.

À ce jour, 97 résidents ont été dépistés comme porteurs de l’infection. Et 6 d’entre eux ont dû être hospitalisés. Les autres ne présentent que des symptômes légers ou sont asymptomatiques, selon Van Cau. Trois décès survenus entre le 11 et le 19 octobre ont porté à 70 le nombre de morts testés potentiellement Covid depuis le mois de mars.

Pour faire face à un emballement de la pandémie, les maisons de repos ont réservé des chambres vides à l’accueil d’une unité d’urgence. Quant aux visites, elles sont maintenues à raison d’une par semaine, du moins tant que la situation sanitaire le permet. Elles se déroulent dans des espaces dédiés et le visiteur doit rester le même pendant deux semaines.

Depuis le 10 août, tout le personnel des maisons de repos a été testé à deux reprises (la dernière fois le 13 octobre), de manière volontaire : 59 agents ont été diagnostiqués positifs, 15 autres sont en quarantaine. "Nous avons pris connaissance de l’intention du gouvernement régional de soumettre régulièrement le personnel à des tests salivaires produits par l’ULG. Nous sommes en attente des modalités pratiques de réalisation de ces dépistages." Dans un souci de prévention, les équipes ont été scindées en deux et ne se croisent pas. Si l’effectif devait se trouver déforcé, le CPAS a constitué une réserve afin de pourvoir aux absences. "En outre, nous pouvons également toujours recruter à l’extérieur", a affirmé Philippe Van Cau.