Il y a deux semaines, le tribunal correctionnel de Charleroi a été amené à examiner un dossier particulièrement horrible et sordide de faits de mœurs au sein d’une très large famille de Montignies-sur-Sambre. Onze personnes vivent au sein de la famille recomposée : Olivier, le paternel et son épouse, ainsi que neuf enfants, dont Quentin, 21 ans.

La vie familiale est pour le moins chaotique. La famille n’a que très peu de moyens financiers et intellectuels. Même sur le plan éducationnel, c’est la déchéance totale. Olivier ne sait pas éduquer ses enfants, notamment sur le plan sexuel. Tout ce climat a entraîné des déviances inadmissibles et plusieurs faits de viols…

Ces faits ont été portés à la connaissance de la justice en octobre 2019 lorsque la jeune Mary (prénom d’emprunt) est tombée enceinte, à 14 ans. Le 7 octobre 2019, Olivier, le père de famille, se présente à la police locale avec elle. Quelques semaines avant, le papa a contraint sa propre fille à le masturber dans la salle de bain. Et s’il se présente à la police pour dénoncer les faits, c’est parce qu’il a peur d’être le géniteur du bébé à cause de l'attentat à la pudeur.

En réalité, Olivier n’est pas le seul à se comporter de manière répugnante avec l’adolescente. Quentin, son grand frère, lui a imposé des relations sexuelles dès ses 10 ans, plusieurs fois par semaine. Si Mary s’exécutait, elle pouvait notamment obtenir un peu d’argent, le droit de jouer à la PlayStation ou plus de nourriture lors des repas…

Mais Quentin ne s’est pas contenté de faire une seule victime dans sa famille. Il admet également avoir violé tous ses petits frères, qui ont d’ailleurs reproduit les actes du frère aîné en violant, à leur tour, leur sœur. Suite à ces révélations, tout ce petit monde est séparé pour être placé et, espérons-le, pour pouvoir débuter une seconde vie. Quentin, lui, est placé sous mandat d’arrêt et en détention préventive depuis plus d’un an.

Le 17 mars dernier, père et fils se sont retrouvés sur le banc des prévenus. Ces petits frères, eux, ne sont pas poursuivis devant le tribunal correctionnel en raison de leur minorité. Sandrine Vairon, la procureur de division, avait requis deux lourdes peines de prison contre les deux prévenus : 15 ans pour Quentin et 4 ans pour Olivier.

Finalement, le tribunal correctionnel de Charleroi a réduit la peine de prison de Quentin à 8 ans. Son père écope lui de 3 ans de prison avec une mesure de faveur via un sursis probatoire.