Au lieu de fêter les fêtes de fin d'année dans leur Roumanie natale, Robert, Georgian et Leonardo se sont retrouvés en cellule à la prison de Jamioulx depuis le 24 décembre dernier. La veille, vers 2h30 du matin, le trio a été interpellé quasiment en flagrant délit à hauteur du magasin Proximus sur l'avenue Paul Pastur à Mont-sur-Marchienne. La vitrine du magasin venait d'être explosée à coups de masse par Leonardo. Ce dernier et Georgian se sont, par la suite, introduits à l'intérieur de la boutique pour arracher 17 GSM exposés. Robert, lui, attendait sagement plus loin, au volant d'une Opel Vectra aux plaques hollandaises. Mais un témoin des faits a contrecarré le vol avec effraction en alertant la police.

Ce mardi après-midi, le trio a comparu devant la 10e chambre correctionnelle. Selon le parquet, les amis font partie d'une association de malfaiteurs dont Robert est le dirigeant. Ce dernier aurait recruté Georgian et Leonardo pour commettre le casse et préparait son coup depuis quelques semaines de son appartement à Bruxelles. "Il y avait notamment 139 captures d'écran de magasins Proximus un peu partout en Belgique après des recherches effectuées sur Google Earth. Sans oublier cette condamnation à 40 mois de prison en 2016 pour une association de malfaiteurs", souligne le substitut Verbrigghe.

Une info transmise aux Pays-Bas

Si les trois hommes reconnaissent sans difficulté l'implication dans le vol avec effraction, ils contestent l'existence d'une association particulièrement bien huilée. Robert affirme qu'à cause d'un travail en noir non rémunéré dans le secteur de la construction à Amsterdam, lui et ses amis ont eu besoin d'argent pour fêter la fin d'année en Roumanie. "Un certain individu nous a informés de la possibilité de faire un vol, ici à Charleroi."

Compte tenu du rôle de dirigeant et de la récidive de Robert, le parquet requiert une peine de minimum 4 ans de prison à son encontre. Pour ses deux amis, une peine de minimum 2 ans de prison est sollicitée. Du côté de la défense, une clémence et deux sursis ont été plaidés. L'amateurisme d'une organisation soi-disant bien huilée a été soulevé par Me Poisson, l'avocat de Robert.

Jugement le 10 mai.