Le 31 mars 2020, alors qu'il venait d'obtenir une mesure de faveur du tribunal correctionnel 25 jours plus tôt, Benjamin a cherché coûte que coûte à avoir un contact avec son ex-compagne, qui s'était réfugiée dans une maison maternelle à Fleurus. Le jeune homme s'est introduit par la fenêtre à l'intérieur d'un bâtiment annexe de la maison maternelle, en pleine nuit.

Ce n'est que le lendemain matin, vers 10h, que la police locale a été avisée du comportement interpellant de Benjamin. « La victime était dans un sale état, en pleurs et apeurée. Elle présentait divers hématomes sur le corps et a eu 15 jours d'incapacité de travail », précisait le parquet. Selon la substitute Dutrifoy, la jeune femme est une « vraie femme battue », sous l'emprise du prévenu qui n'accepte pas la simple idée qu'elle puisse refaire sa vie.

Encore récemment, quatre nouvelles plaintes ont d'ailleurs été déposées contre ce dernier, pour harcèlement, menaces et coups et blessures. L'assistante sociale qui aide l'ex-compagne a également surpris le prévenu à rôder autour du nouveau domicile de la victime.

La peine maximale (2 ans de prison), requise par le parquet, a bien été prononcée.