"C'était une femme formidable", a entamé le beau-fils de la victime, qui la voyait chaque lundi. "C'était une femme généreuse, fort sensible. Sa mort a été un choc. Ma femme pleure tous les jours, elle ne mange presque plus, ma fille a abandonné ses études".

Liliane Malréchauffé était diabétique et souffrait des problèmes de santé. "On avait un rituel, on se bipait chaque jour à la même heure pour voir si tout allait bien", a relaté l'une de ses filles, très émue devant la cour. "Nous sommes détruits après ce qui s'est passé", a-t-elle ajouté.

Les avocats des parties civiles demandent à la cour d'assises du Hainaut de soumettre la question de la préméditation aux jurés. Selon eux, cette question doit être posée compte tenu de ce qui ressort des débats.

Le ministère public et la défense s'y sont opposés. "Cette question n'a jamais été évoquée lors de la procédure. Cette demande, de dernière minute, est légère et sans le moindre fondement", a déclaré Me Lauvaux, avocat d'Alexandre Daunno.