L’attitude de Patrice, ce mardi devant le tribunal correctionnel de Charleroi, conforte l’opinion du ministère public sur le prévenu de 44 ans et poursuivi pour neuf préventions, dont six qui concerne uniquement Sandrina, une ex-compagne avec laquelle Patrice a vécu une relation particulièrement toxique entre 2019 et 2021.

À plusieurs reprises, cette dernière jure avoir subi la violence de son chéri de l’époque : gifles, coups de poing et de pied et entailles avec un couteau. Pire, Patrice est suspecté d’avoir tenté de tuer Sandrina, le jour de la Saint-Valentin, en l’étranglant de toutes ses forces.

Encore et toujours des excuses

Lors de l’instruction d’audience, Patrice a nié sa responsabilité pour plusieurs préventions. Au mieux, ce dernier a uniquement admis avoir cassé le GSM de son ex, l’avoir giflé ou l’avoir poussé à la fin des escaliers. Pour la tentative de meurtre, Patrice insinue même que Sandrina serait à l’origine de la strangulation. "Je l’ai maintenue dix secondes maximum. Ensuite, elle est restée dix minutes dans la salle de bain avant d’en sortir."

Également poursuivi pour la détention de cocaïne et pour une scène de coups et blessures sur une seconde ex-compagne, Patrice risque une lourde condamnation. C’est une peine de 6 ans de prison qui est requise. Me Van Wymeersch, à la défense, plaide l’acquittement pour plusieurs préventions et un sursis probatoire pour les faits reconnus. Jugement lundi prochain.