La vendeuse de prêt-à-porter travaille dans une boutique sur le boulevard Tirou de Charleroi. Le 1er août dernier, Jessica s’apprête à vivre une journée mouvementée pour le premier jour des soldes. La journée a été riche en émotions, mais pas à cause des soldes…

Ce jour-là, Aiman reste statique devant le magasin avant d’y pénétrer. Jessica, elle, ne s’intéresse pas tout de suite à lui, elle reste sur son téléphone portable avant de lui montrer une robe. Quelques instants plus tard, il vient s’accouder au comptoir et discute avec elle.

Les images de surveillance montrent aussi qu’Aiman a pénétré à trois reprises dans la réserve. Les deux premières fois, Jessica le suit et le fait sortir. La dernière fois, c’est Aiman qui suit la vendeuse. Les deux personnes restent de longues minutes hors champ avant que Jessica sorte de la réserve pour aller chuchoter quelque chose à l’oreille d’une cliente.

Difficile de savoir ce que Jessica a pu murmurer à la cliente. Mais la vendeuse estime avoir été violée par Aïman. Ce que la substitut Van Hollebecke pensait également. Le parquet avait requis un minimum de 4 ans de prison contre Aïman, également poursuivi pour port d’arme, détention de cocaïne et séjour illégal.

Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Charleroi a estimé devoir acquitter Aïman pour le viol et l’attentat à la pudeur. « Les parties se connaissaient et entretenaient une relation. Aucune image n’existe concernant ce qu’il s’est passé dans la réserve. Rien ne démontre qu’une scène violente s’y est produite. Par ailleurs, la victime ne sort pas dans un état d’affolement comme l’avait indiqué le témoin », a expliqué le tribunal lors de la lecture du jugement. Pour les autres préventions, Aïman écope de 4 mois de prison ferme.