C’est reparti. Hier sur le coup de midi, plusieurs dizaines d’élèves d’établissements scolaires secondaires, essentiellement de Charleroi centre, se sont rassemblés au pied du kiosque du parc Reine Astrid. Ils relançaient ainsi le mouvement des grèves scolaires pour le climat qui avaient pris fin en 2019. La pandémie de Covid-19 explique cette longue parenthèse.

"En 2019", explique Livio Laureys, élève à Notre-Dame, " nous étions descendus dans la rue pour le climat. Mais depuis, rien n’a été fait. Pas de plan climatique ambitieux, pas de mesures pour sauver la planète. Depuis lors, il y a eu les inondations chez nous, des feux de forêts en Grèce, en Turquie. La fonte des glaces s’accélère. On n’y arrivera pas avec des petites mesures, on a besoin d’un vrai changement."

Comme Thomas Collignon, élève à l’institut Saint-Joseph, Livio est allé manifester pour le climat à Bruxelles, le 10 octobre dernier. "On s’est dit qu’il fallait refaire quelque chose dans notre ville", explique-t-il. À quelques jours de la Cop 26 qui se déroulera à Glasgow dès le 31 octobre, ils ont mobilisé les élèves des autres écoles. Avec des flyers, mais aussi via les réseaux sociaux. Avec succès.

Sous un soleil radieux, ils ont été environ 300, pancartes en main, à rejoindre le point de ralliement. Au menu : un peu de discours, et surtout des slogans mis en musique, lancés dans le "gueulophone". "On est plus chaud, plus chaud, plus chaud que le climat" donnait le ton. "Assez de blablas, on ne veut plus ça, un seul ministre pour le climat", pointait la cacophonie de notre système institutionnel. Puis, crescendo, tous ont repris avec force "Une seule solution, la manifestation", "Change the system for the planet" ou, plus radical encore, "One solution, the revolution". Tandis que sur une pancarte on pouvait lire la célèbre phrase d’Hugo Chavez, l’ancien président du Venezuela : "Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé."

À l’issue de l’action, les organisateurs se disaient satisfaits. "Aujourd’hui, il y a eu des élèves venus d’un peu partout. Cette première organisation a permis de nous faire connaître pour les prochaines qui suivront", conclut Thomas Collignon qui compte se rendre à Glasgow avec d’autres à la fin du mois.