Charleroi Le jeune garçon, prénommé I., a bientôt 14 ans, et quelqu'un lui a fait une "mauvaise blague" qui a très mal tourné : il était désigné comme pédophile sur un faux site d'information, et l'article a été partagé des milliers de fois sur Internet... avec sa photo!

Dimanche passé, un petit plaisantin, un(e) ado qui a du se trouver très malin sur le coup, a publié sur un faux site d'information un article titré "Un pedophile à charleroi!". Bourré de fautes d'orthographe, l'article désignait le jeune I., bientôt 14 ans et originaire de Charleroi, comme un "pédophile" qui "choppe des enfants de 2 à 4 ans". Il était aussi accusé d'avoir braqué un magasin Lidl à Montigny-sur-Sambre. Une photo du jeune homme était jointe à l'article.

Et ce qui devait arriver arriva : des milliers de personnes ont partagé l'article sur les réseaux sociaux, avec la photo du jeune à côté des mots "pédophile" et "braquage", sans même prendre la peine de lire le texte. "Certains ont ajouté des insultes et des menaces", remarquait la tante du jeune homme.

Le faux article © D.R.

Un poil de jugeote suffisait pourtant à se rendre compte que cet article était une blague. Une mauvaise blague, soit, mais une blague malgré tout. Déjà, les fautes d'orthographe auraient dû être un premier indicateur. En plus de l'oubli d'un accent et d'une majuscule dans le titre, il y avait pratiquement une faute par mot. Ensuite, le site d'où vient l'article, "actualite.co" (aussi connu sous l'adresse "en-bref.fr"), est un site spécialement prévu pour que les gens postent des fausses informations.

La famille a pris ce "bad buzz" très au sérieux : ils envisagent de porter plainte. Ils ont déjà réussi, dans la soirée de lundi, à faire supprimer l'article du site. Mais les partages sur Facebook, dont le titre et la photo, elles, n'ont pas disparu. "Il faut bien penser qu'il y a un ado derrière tout ça, qui n'a rien demandé à personne, qui doit subir sans pouvoir rien faire!", explique la tante dans un post sur Facebook, publié pour tenter de rétablir la vérité. Et de rappeler : "Encore une fois soyez vigilants avec le net, ça n'arrive pas qu'aux autres..."

Cet appel à l'aide de la famille avait déjà été partagé plus de 1.800 fois ce mardi après-midi.

© D.R.