Les avocats des parties civiles avaient demandé à la cour d'assises du Hainaut, d'ajouter la question de la circonstance aggravante de préméditation à la question principale de culpabilité. Selon eux, il ressortait des débats et des constatations médico-légales que l'accusé avait disposé de quelques minutes pour réfléchir au crime qu'il allait commettre, le 31 août 2019 au matin.

Le ministère public et la défense s'y sont opposés.

Le meurtre ne sera pas contesté par la défense d'Alexandre Daunno qui comparait pour le deuxième fois devant les assises. En 1998, il avait écopé de vingt ans de réclusion criminelle pour un vol avec violence ayant, comme circonstance aggravante, entraîné la mort.

Après avoir consommé de la cocaïne durant toute la nuit entre Mons et Charleroi, l'accusé s'est rendu à Gosselies, chez son oncle qui était le voisin de la victime. Sans aucune raison, il est monté chez elle et il l'a égorgée. Il s'est ensuite rendu, durant l'après-midi, dans le commissariat de police de Colfontaine pour se rendre.

Le débat sur la culpabilité aura lieu mardi après-midi.