Pour les parties civiles, l'intention de tuer est établie par la violence des coups et la strangulation. En matinée, le médecin légiste a déclaré que les gestes de l'accusé ne pouvaient que provoquer la mort.

Me Brackman a contesté l'excuse de provocation, nœud du débat, estimant qu'Elodie De Petter n'avait commis aucune violence, ni physique, ni morale. Et même si elle avait été violente, un autre homme aurait réagi différemment, estime l'avocate.

Pour Me Vander Eyden, la relation entre l'accusé et la victime était une relation d'échanges, du sexe contre de l'argent pour acheter de la drogue, mais pas une relation amoureuse. Cette nuit-là, Serge Verschoren a donné de l'argent à Elodie pour acheter de la drogue, il attendait une relation sexuelle. Elodie a refusé. Selon Me Vander Eyden, une prostituée a encore le droit de dire non.

Pour l'avocate, Elodie était une femme éprise de liberté mais qui s'est retrouvée seule dans la rue, dans la toxicomanie et la prostitution. "Elle voulait autre chose, elle méritait de vivre. Il n'avait pas d'excuse pour lui prendre la vie", a-t-elle déclaré.