Plus clair ou plus opaque ? Selon que l’on chausse les lunettes politiques de l’opposition Ecolo ou celles de la majorité PS-MR, la vision se contraste.

C’est même peu de le dire : dans un amendement déposé - et rejeté ! - lors du vote du budget 2020 du Hainaut, la conseillère Ecolo Julie Crucke a pointé "une pratique nébuleuse qui semble faire des émules au sein du collège provincial. Celle de confier la répartition des subsides à un seul mandataire" .

Selon elle, "la députée provinciale PS Fabienne Capot a mis le système en place depuis des années dans le secteur culturel qu’elle gère, avec près de 0,7 million de budget annuel. Avec ce système, impossible de savoir qui reçoit quoi, un contre-exemple de transparence. Son collègue Éric Massin (PS) vient de lui emboîter le pas : il exerce désormais la mainmise sur les subsides du Sport (195 000 euros) et de l’Action sociale (18 000 euros). Jusqu’ici, on pouvait encore savoir comment les moyens étaient répartis entre les clubs d’élite, l’organisation d’événements et le sport pour tous y compris le sport adapté. Ce n’est plus le cas. N’apparaît que le coût total, sans aucune ventilation."

Une forme d’ostracisme ? Éric Massin s’en défend. Il indique avoir pris des mesures pour améliorer la lisibilité de ses décisions budgétaires. En gros, il affirme que si le pouvoir de décision a été délégué au collège provincial, les élus auront davantage de moyens de contrôle en commission. "Je me suis engagé à leur soumettre non seulement les dossiers d’octroi, mais aussi ceux de refus dont ils n’avaient pas connaissance."

C’est là que le bât blesse pour les verts. Selon Julie Crucke, "il ne s’agit que d’une promesse verbale, rien n’est officialisé dans le règlement voté au parlement du Hainaut" .

Verdict... dans les mois à venir.