La terreur du quartier menaçait de tout faire sauter avec des grenades

FORCHIES-LA-MARCHE Un habitant de la cour Bury a mis une belle pagaille dans le quartier du Grand Mouligneau à Forchies-la-Marche samedi matin. Un périmètre de sécurité a été établi par la police locale des Trieux et les commandos cagoulés des forces spéciales. En cause ? Un forcené qui s’était retranché dans son habitation et qui menaçait de tout faire sauter à l’aide de grenades.

Vers 6 heures du matin, Jody Huart, que les riverains surnomment la terreur du quartier, s’en était déjà pris à sa belle-mère et à sa voisine, qui habitent à côté de chez lui. À l’arrivée de la police, cet individu de 33 ans s’était enfermé chez lui. Il se prétendait armé, de grenades notamment.

Immédiatement, un petit périmètre de sécurité a été établi autour de la Cour Bury. Les deux habitations voisines ont été évacuées. Descendues sur place, les forces spéciales ont tenté de parlementer avec le forcené. En vain.

Durant plus de deux heures, Jody Huart a tenu le quartier en haleine, jusqu’à ce qu’il commette l’erreur d’ouvrir sa porte pour invectiver l’assemblée réunie autour de sa maison. Les policiers spéciaux ont alors sauté sur lui et l’ont immédiatement maîtrisé. Malgré les menottes, l’homme a continué à hurler et à proférer des menaces. Il a donc été ramené au poste et mis au cachot sous surveillance rapprochée.

Les enquêteurs ont quant à eux investi l’habitation afin de mettre la main sur les armes vantées par Jody Huart. Si un couteau a bel et bien été trouvé dans son lit, les policiers n’ont pas trouvé de trace de grenade, ni d’arme à feu. Ils devaient toutefois poursuivre leurs recherches dans l’incroyable bric-à-brac qui sert de foyer au forcené.

Ce dernier était déjà connu de la Justice pour des faits de menaces. Le 22 novembre dernier, il n’avait pas hésité à démolir l’intérieur de la maison de son voisin à coups de marteau, uniquement parce que ce dernier avait refusé de fumer une cigarette avec lui. Le Parquet attendait d’avoir l’ensemble des éléments en mains pour mettre l’affaire à l’instruction. Dans ce cas, une expertise psychiatrique sera requise par le magistrat de service.



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