Les travaux de rénovation du R9 vont poser de nombreux problèmes.

Les travaux de rénovation du petit ring de Charleroi, c’est pour la rentrée de septembre. Le SPW a encore peu communiqué là-dessus mais prépare une campagne d’information à la mesure des risques d’engorgement qui menacent le centre urbain.

Il suffit de se souvenir de la pagaille qu’avait suscitée l’an dernier la fermeture provisoire du boulevard Tirou pour imaginer l’enfer que pourrait devenir la traversée de la ville en voiture pendant la durée du chantier. "Plusieurs lignes de bus empruntent une portion du R9", indique le président du TEC Gérard Monseux. Or, le R9 doit être modernisé dans le tronçon entre la porte de Mons et la porte de Philippeville.

Tout y sera remis à neuf, sur une longueur de 3,8 kilomètres et même les bretelles d’accès et de sortie (soit 1,7 kilomètre de rocade). Réparation des structures métalliques de l’ouvrage, traitement des bétons et de l’étanchéité des tabliers de ponts, remplacement des garde-corps, portiques de signalisation et de l’éclairage, pose d’un nouveau revêtement.

Ce lifting s’étalera sur 36 mois. Si la mise en place de déviations s’impose, il s’agit également d’éviter que des bus ne soient pris dans des ralentissements et bouchons en centre-ville, où le trafic de transit va partiellement se déplacer.

Dans ce scénario catastrophe, un moyen de transport sera totalement préservé : le métro. Le TEC Charleroi a donc décidé de mettre l’accent sur son efficacité. En insistant sur le potentiel de la ligne M3 en direction de Gosselies, note la directrice commerciale Véronique Benoît. Alors que l’antenne de métro vers Gilly Soleilmont connaît un beau succès commercial, les débuts de la M3 sont un peu plus difficiles, selon les résultats de fréquentation.

Quand la première transporte chaque jour une moyenne de 10.000 usagers (les voyageurs en provenance de Fleurus sont de plus en plus nombreux), la seconde n’en est qu’à un peu plus de 6.000. Elle a donc un beau potentiel. Actuellement, l’entrée de Charleroi en voiture connaît de gros problèmes à hauteur du Viaduc. Demain, cela risque de tourner au cauchemar. On met donc le paquet pour booster l’utilisation de la M3, en la rendant plus attractive (lire ci contre). Cette ligne sera au cœur du plan de communication de la rentrée.