Face au tribunal correctionnel, Lancelot avait eu une attitude désagréable aux yeux de tous. Ce dernier n'affichait aucune prise de conscience sur la gravité de son comportement et osait même invoquer la thèse d'un complot orchestré contre lui.

Le 25 novembre dernier, à Rance, le fils aîné du prévenu a déclenché l'alarme anti-agression. Le jeune homme n'est pas tombé nez à nez avec un voleur. Non, il était effrayé par le comportement de son papa (qui avait bu et était agressif et violent). Lorsque les policiers sont intervenus sur place, Lancelot s'est rebellé. "Il ne s'est pas laissé maîtriser quand les policiers sont intervenus. Deux d'entre eux sont même tombés dans les escaliers et il avançait les poings serrés vers eux", narrait le substitut Vervaeren dans son réquisitoire.

Un mois plus tard, au lendemain de Noël, le prévenu s'est rendu devant le domicile de son ex pour y briser le pare-brise de la voiture de celle-ci et celui du véhicule de son nouveau compagnon.

Si Lancelot avait fait preuve d'un minimum d'amendement, le parquet ne se serait pas opposé à une suspension du prononcé, compte tenu d'un contexte relationnel plutôt compliqué et ambigu avec la victime. Mais à la place d'une mesure de faveur, c'est une peine de 18 mois de prison qui avait été requise.

Ce jeudi après-midi, Lancelot a finalement écopé de 15 mois de prison, avec un sursis probatoire de 5 ans.