Une rentrée peut en cacher une autre. À Charleroi, les enfants se préparent à reprendre le chemin de l’université… après les étudiants.

L’Université des enfants de Charleroi (UDEC) qui associe l’UMons et l’ULB à l’Université ouverte (UO) de Wallonie-Bruxelles lance sa troisième "saison" dès la semaine prochaine, le 22 septembre : des ateliers sont organisés certains mercredis après-midi pour les 6 à 12 ans avec la complicité de profs, assistants, jobistes et chercheurs. Objectif : démystifier l’univ et ses codes, stimuler le goût des études au travers de rencontres, expérimentations ou apprentissages autour des techniques et des sciences, qu’elles soient exactes ou humaines.

Le choix du mercredi permet d’embarquer des enfants qui fréquentent les garderies scolaires. "Près de 25 ateliers sont déjà planifiés pour le premier quadri", indique Claire Berrier, chargée de ce projet au sein de l’UO. Les thématiques sont abordées de manière ludique : les microbes sont-ils tous dangereux ? Pourquoi avons-nous de l’argent ? De quoi se compose l’air ? "Ouvrir les portes des campus scientifiques (Biopark à l’aéropôle, centre d’innovation A6K/E6K près de la gare du sud) nous permet d’aborder la thématique des études de manière très concrète", poursuit la chargée de projets.

Ainsi le 17 novembre, une visite du biopark a été programmée tandis que l’A6K-E6K accueillera les groupes, le 23 février. Ouvrir l’accès à ces lieux méconnus à de nombreux Carolos a du sens à Charleroi où le taux de diplomation dans le supérieur est en décrochage par rapport à la moyenne ! Comme le rappelle la première échevine Julie Patte chargée de l’Enseignement, "les Carolos ne sont que 17 % à avoir réussi des études de ce type contre 30 % en Wallonie. Il faut donc travailler à réduire cet écart et à faire tomber les barrières mentales du style, ce n’est pas pour moi ou je n’y arriverai jamais".

L’UDEC veut étendre ses territoires de découverte. Une immersion dans l’univers des arts et techniques du spectacle est ainsi en cours d’élaboration. Ce sera pour le printemps. Vu la demande de participants, une liste d’attente a été constituée. Plusieurs centaines d’enfants seront touchés dans le cadre de cette troisième "année académique" qui s’achèvera en mai.