Après un été relativement clément, l’attraction la plus fréquentée de Charleroi se prépare à manger son pain noir : durant ces vacances scolaires, le Bois du Cazier a en effet bénéficié d’un effet « tourisme de proximité » qui lui a permis d’augmenter de 5% son nombre d’entrées individuelles. 

Durant la période, pas moins de 4.531 visiteurs ont passé les grilles. Si une hausse de 34% s’est marquée en juillet, un recul est venu sanctionner le mois d’août. En cause essentiellement : l’absence de touristes italiens qui avaient pris l’habitude de (re)découvrir le mémorial au moment des commémorations de la catastrophe du 8 août 1956. En moyenne, seuls 5% des visiteurs accueillis provenaient ainsi de l’étranger (France, Pays-Bas, Italie, Luxembourg, etc.), 20% de Flandre et 15% de Bruxelles. 

Avec la fin des congés et le retour au travail, le public familial va se faire forcément plus rare. Une perte qui sera difficilement compensée par les visites guidées de groupes adultes ou scolaires, à la lecture du maintien strict des mesures liées aux « rassemblements » et surtout à la suspension provisoire des activités extra-muros pour les étudiants du secondaire et du supérieur. 

L’année dernière, l’ancien charbonnage avait accueilli 6.000 étudiants, accompagnés de leurs enseignants ou encadrants associatifs. 

Le second objet d’inquiétude est budgétaire, il touche les locations d’espaces. Le site dispose de plusieurs salles mises à disposition pour des séminaires, colloques, réunions, incentives ou cérémonies. Le confinement puis les limitations de rassemblements ont réduit de trois quarts le nombre de locations. Soit une importante perte financière en vue pour le site qui s’associe à d’autres opérateurs et secteurs pour réclamer un assouplissement des règles autour des événements privés.