Après deux ans de mise entre parenthèses pour raison de Covid, c'est le grand retour du festival du "Clap d'Or" issu du projet Reporters en Herbe. Une édition 2022 qui ne passera pas inaperçue puisqu'il s'agit de la dixième.

Créé au départ pour les jeunes des maisons de jeunes de la région de la Charleroi par l'AJMO de Charleroi, le rendez-vous a pris une telle ampleur que ce sont maintenant des jeunes issus d'institutions d'aide à la jeunesse ainsi que d'autres maisons de jeunes hors Charleroi qui y participent.

Le principe n'a pas changé depuis sa création. "Nous invitons des jeunes à réaliser un court-métrage de A à Z en leur fournissant le savoir technique et le matériel nécessaire pour le faire. Nous commençons toujours par une première journée de rencontre. Lors de celle-ci, les jeunes forment plusieurs groupes et se mélangent afin de faire connaissance et construire une première réalisation d'une durée de une à deux minutes," déclarent Sergio Costabeber et Tiffany Candeloro de l'AJMO.
Par la suite, les jeunes retournent dans leurs institutions ou maisons de jeunes afin de poursuivre le travail. Pour les encadrer, techniquement, c'est l'Action Média Jeunes de Namur qui conseille et guide les équipes.

Ce ne serait pas un festival si il n'y avait le fameux jour J. Le 14 mai prochain les jeunes et le public pourront découvrir les films sur grand écran grâce à une collaboration avec le Quai 10. Activités et surprises sont également proposées lors de la journée de gala.

Avec plus d'une dizaine de prix à son actif, la maison de jeunes La Broc de Charleroi n'a jamais loupé une seule édition. "Participer à ce projet est très enrichissant pour les jeunes. Déjà ils se mettent en projet et découvrent la rigueur que demande la création d'un film. Cela demande de s'appliquer sur différents points : le travail de groupe, l'écriture avec l'emploi d'un vocabulaire particulier mais aussi des compétences techniques," explique Fabrice Van den Broeck, coordinateur de La Broc.
Pour le choix des thèmes, les jeunes bénéficient d'une totale liberté ce qui donne un festival coloré ou les délires côtoient des sujets plus graves ou d'actualité. "King", un des membres de maison des jeunes la Broc de Charleroi se réjouit de la reprise du festival. "C'est l'occasion de créer à plusieurs un film même si au départ on ne connaît rien au cinéma. Grâce à ce festival nous avons la possibilité de nous exprimer librement."
Nul doute qu'après deux ans de "privation", les jeunes s'en donneront à cœur joie !