La justice a finalement tranché entre la version de Salim et de Cindy (prénom d’emprunt). Cette dernière dit avoir été victime d’un viol brutal dans la voiture de Salim, dans le centre de Charleroi en août 2017.

Salim, lui, contestait les faits en admettant quand même « avoir fait beaucoup de rencontres à l’époque, après des sorties nocturnes. » Selon le parquet, plusieurs incohérences confortaient la version de ce dernier.

Tout d’abord, si l’ADN du prévenu a bien été relevé aux parties intimes de la victime, aucune lésion génitale n’a été constatée selon le parquet, alors que la victime évoquait « un viol brutal. » Ensuite, toujours selon le parquet, Cindy n’a pas été capable de se souvenir quelques mois après - lors d’une seconde audition - des faits dont elle dit avoir été victime. Cette dernière n’a pas été non plus en mesure de reconnaître son prétendu agresseur sur un panel photo.

Lors du jugement, le tribunal correctionnel a relevé ses contradictions et a admis qu’aucun élément ne démontre l’absence de consentement de la victime.