L’enfance est sans aucun doute la meilleure période de la vie. Jeune et insouciant, on profite simplement de la vie. On joue avec ses copains, on se rend le sourire aux lèvres à l’école pour retrouver ses camarades de classe. Les souvenirs joyeux sont nombreux et variés. Mais pas pour la jeune Sarah (prénom d’emprunt). Dès sa naissance, la vie ne l’épargne pas. Sarah ne reçoit pas l’amour et l’affection de son père, qui brille par son absence. Elle ne peut compter que sur sa mère et sur Marc, l’homme qui partage sa vie avec la mère de famille.

Malheureusement, le sort s’acharne sur Sarah. En avril 2018, la mère de Sarah meurt des suites d’une maladie. Marc, séparé depuis plusieurs mois de la défunte, prend en charge la jeune Sarah, 11 ans, à son domicile juste après le décès. Considéré au départ comme une bouée de sauvetage pour la mineure, Marc se transforme rapidement en bourreau : trois jours seulement après la mort de son ex-compagne, il viole et tripote Sarah.

Le comportement déviant de Marc arrive enfin à son terme en novembre 2019, lorsque la compagne du père de Sarah découvre plusieurs messages sans équivoque envoyés par Marc sur le GSM de la mineure. Face au tribunal, le violeur exprime "ses regrets et ses excuses pour les faits commis." Marc explique également être tombé amoureux de Sarah. "On s’est rapproché très fort. Petit à petit, j’ai développé des sentiments envers la gamine, car elle ressemble fortement à sa maman."

La substitute Dutrifoy souhaite sanctionner les faits avec une peine de prison ferme. Une peine de 5 ans de prison, dont trois ans ferme, est requise. Le ministère public insiste sur l’urgence de soigner le comportement déviant de Marc.

Le jugement sera prononcé le 1er septembre.