Pour le parquet, le casier judiciaire de Sébastien témoigne à lui seul du parfait hors-la-loi en matière de roulage qu’il est. Déjà condamné à de multiples reprises pour défaut d’assurance, etc., Sébastien comptabilise actuellement une dizaine de pages dans son casier judiciaire. Le 23 mars prochain, une nouvelle ligne risque de s’ajouter à la longue liste des condamnations de Sébastien.

Ce mardi, Sébastien comparaît pour deux préventions : une scène de coups et blessures sur Coralie le 14 avril 2018 et un recel de plaques d’immatriculation en novembre 2017 à Solre-sur-Sambre. Pour le recel, il avoue s’être servi des plaques pour les poser sur son véhicule après les avoir découverts sur un chantier. « Mais je ne savais pas qu’elles étaient volées. Je voulais simplement éviter de payer des taxes et d’être verbalisé », a-t-il expliqué dans son audition.

Pour la scène de coups et blessures sur son ex-compagne, Sébastien jure n’avoir rien fait. « D’ailleurs, je n’ai jamais levé la main sur une femme. Elle m’a lancé quelque chose alors que j’étais dans la chambre. Je lui ai relancé l’objet, mais vers le mur, pas sur elle. » Quand elle est descendue de la chambre, Coralie présentait une blessure au crâne. « Elle saignait et sa mère, avec laquelle vivait le couple, a fait appel à l’ambulance. » Mais Coralie avait refusé de se faire soigner. Les secours avaient quand même prévenu la police des Trieux.

La substitute Broucke, en se basant sur les explications de Sébastien, estime que même s’il n’y a pas eu de coups, Sébastien a au moins provoqué des blessures en lançant la bouteille contre le mur. Une peine de 12 mois de prison est requise contre Sébastien. Jugement le 23 mars prochain.