La cour d'appel du Hainaut a confirmé, vendredi, la peine de sept ans de prison ferme infligée en première instance à un homme poursuivi pour des coups portés à un bébé de 18 mois. La cour a refusé de prononcer la peine de probation autonome plaidée par la défense.

Éric a 22 ans, et il est parti pour passer les 10 prochaines années de sa vie en prison. Alors qu’il était en sursis pour un viol (37 mois de prison, jugement de 2017), il a violemment frappé le petit Théo, 18 mois, qu’il gardait pour sa compagne, Jessica. Le tribunal correctionnel avait suivi le réquisitoire du ministère public et infligé 7 ans de prison ferme pour les coups sur le bébé. Et comme les conditions du sursis précédent n’avaient pas été respectées, il a également écopé des 37 mois.

Lors de l’audience en première instance, Jessica, la maman, a expliqué qu'elle avait laissé Théo, 18 mois, avec son copain, ce qu’elle faisait régulièrement. Mais ce jour-là le couple s’est violemment disputé sur Messenger, alors que la mère était absente. Et, dans une colère noire, Éric a balancé deux coups de poing au bébé. Il l’a saisi par les épaules et l’a secoué violemment. Il lui a pris la tête et l’a cognée contre un mur. Théo a subi plusieurs lourdes opérations et gardera des séquelles à vie.

Éric a finalement avoué son geste, 6 mois après les faits. Jusqu’alors, il jurait à grands cris que le bébé était tombé en jouant. Dans ses aveux, le beau-père a aussi reconnu être sous l’emprise du cannabis et de la cocaïne quand il a fait pleuvoir les coups sur Théo. "Je vais devoir vivre toute ma vie avec ce que j’ai fait, un geste que je n’arrive pas à comprendre, je regrette", avait-il expliqué, en larmes.

Condamné à 7 ans de prison ferme donc, Éric a fait appel. Devant la cour d’appel, son avocat avait demandé fin décembre une peine de probation autonome, pour gérer sa dépendance à l'alcool et aux drogues. Cette mesure de faveur, il l’avait déjà demandée au tribunal correctionnel de Charleroi, mais ne l’avait pas obtenue. 

La cour d'appel a, à son tour ce vendredi, relevé la dangerosité du condamné et sa propension à se plaindre davantage de son sort que de celui de l'enfant. Les 7 ans de prison ferme sont donc confirmés.