Les faits ont commencé en 2019 et ils auront duré dix mois. Serge, un retraité de 63 ans au moment des événements, est accusé d’attentat à la pudeur envers une mineure de moins de 16 ans.

Le prévenu a expliqué au juge que les sentiments étaient partagés. "J’ai rencontré la mineure dans un groupe de marcheur pour préparer le Tour de la Madeleine à Jumet. Nous avons échangé nos numéros. Ensuite des sentiments ont commencé à venir. Mais je lui ai aussi fait la remarque que nous avons plus de 40 ans de différence d’âge".

La relation n’était pas saine : le soixantenaire a embrassé à plusieurs reprises la jeune fille sur la bouche. Il l’aurait également caressée au niveau de la poitrine.

La mineure a caché à ses parents qu’elle voyait un homme plus vieux. "Elle nous disait qu’elle sortait avec un garçon de 15 ans. Pour nous, c’était normal. C’est notre fils qui a découvert le pot-aux-roses. Je le remercie pour ça. Je ne saurais jamais ce qui serait arrivé à ma fille s’il n’avait pas parlé", a déclaré la maman. Cette histoire a beaucoup affecté la famille. En effet, le 7 mai 2019, le prévenu a été retrouvé en compagnie de la jeune fille dans une tente de fortune, cachée dans les bois. La main de Serge était déjà sur la poitrine de la victime. Un préservatif a également été retrouvé dans les affaires de l’homme. 

La procureure du Roi a insisté sur le fait que le prévenu continue à minimiser les événements. "L’expertise a démontré que monsieur avait une absence de remise en question". Elle a requis une peine de prison de cinq ans. Mais elle ne s’oppose pas à un sursis probatoire si le prévenu suit une thérapie. Il devra aussi respecter d’autres conditions comme ne pas rester seul en présence de mineurs d’âge. 

Serge a rajouté à la fin de l’audience qu’il avait "fait une erreur".

Le jugement sera rendu le 28 septembre.