Les jurés ont retenu des circonstances atténuantes en faveur du meurtrier. Serge Verschoren s'est mis à fréquenter des prostituées de la ville-basse de Charleroi en 2017, soit trois ans après la mort de son épouse. Il y a rencontré Elodie De Petter, 30 ans, à qui il donnait de l'argent en échange de quelques faveurs sexuelles. La victime était aussi accro à la drogue dure. Elle trouvait chaque soir un point de chute, parfois chez le condamné qui la conduisait un peu partout avec sa petite voiture rouge.

La nuit du 24 au 25 janvier 2019, elle lui a demandé à deux reprises de la conduire à Charleroi pour acheter de la drogue. Il a accepté. Elle lui a demandé une troisième fois, vers 6h, mais il a refusé. Une dispute a éclaté.

Serge Verschoren, 1m90 et 105 kilos, a porté des coups à Elodie De Petter, 1m60 et 55 kilos. Elle est tombée sur le sol du salon. Il s'est placé sur elle et il l'a étranglée, avec ses mains puis en tirant sur les deux bouts du foulard qu'elle portait autour du cou. Elle est morte.

Il a déshabillé la victime pour lui mettre des vêtements propres, il a nettoyé son visage et puis il a réfléchi. Après avoir envisagé de jeter le corps dans la Sambre, il a appelé son beau-fils. Ils ont quitté la scène de crime de la rue des Écoles à Châtelet pour se rendre à la banque. Bien plus tard, ils ont appelé les policiers.

Serge Verschoren était sous bracelet électronique lors de son procès. La cour n'a pas prononcé l'arrestation requise par le ministère public et a retenu des circonstances atténuantes : l'absence de condamnation pénale, sa collaboration à l'enquête et une vie normale menée durant son mariage.