Le 24 janvier 2019, soit la veille du crime, Serge Verschoren était "assez nerveux", selon le témoin M. "Il avait des problèmes avec le paiement de son assurance", a déclaré ce témoin. Ce problème d'assurance a aussi été évoqué par le beau-fils de Serge, J., toutefois le témoin a déclaré que Serge avait trouvé une solution et qu'il était soulagé.

Les témoins confirment qu'il existait une certaine tension entre Serge et Elodie. Un témoin avait conseillé à Serge de ne plus fréquenter Elodie, "car elle lui faisait mener une drôle de vie, en lui demandant de la conduire par-ci, par-là, à toutes les heures".

La nuit des faits, Serge a conduit Elodie à Charleroi, à deux reprises, pour acheter de la drogue dure. Il a effectué plusieurs retraits bancaires. Vers six heures, elle lui a demandé de la conduire à nouveau à Charleroi. Il a refusé et une bagarre a éclaté. Serge a frappé Elodie et l'a étranglée.

L'accusé est resté plus de deux heures chez lui, à côté du cadavre, avant d'appeler le fils de son épouse, décédée en 2014. J. a déclaré que Serge était en état de panique, qu'il ne savait plus quoi faire, qu'il avait fait une connerie.

J. s'est rendu chez Serge, à la rue des Écoles à Châtelet, mais il n'est pas entré dans la maison. Serge lui a montré des extraits de compte, démontrant qu'il avait retiré une centaine d'euros durant la nuit et qu'il avait donné cet argent à Elodie.

Les deux hommes se sont rendus à la banque. Serge a retiré de l'argent qu'il a donné à son beau-fils pour régler une facture de gaz. Ils sont ensuite allés chez J.et ils ont appelé la police.

J. ne connaissait pas Elodie De Petter mais il prétend qu'elle harcelait Serge, car elle n'arrêtait pas de l'appeler au téléphone. Les avocats des parties civiles notent que c'est Serge qui appelait le plus souvent Elodie. Toutefois, la défense relève que la jeune femme appelait parfois avec des numéros différents. Un ancien client, qui lui a payé plusieurs téléphones, confirme qu'elle échangeait ces appareils contre de la drogue.

Les témoins ne comprennent pas pourquoi Serge Verschoren a commis un tel geste, car il n'est pas réputé pour être violent. Seul J-C, un retraité qui payait Elodie en échange de prestation sexuelle, n'est pas étonné. Il a déclaré que la jeune femme pouvait être difficile quand elle était en manque de drogue. Selon un autre témoin, Elodie pouvait être agressive en parole, mais pas physiquement.

Serge aurait manifesté, à plusieurs reprises, sa volonté de se débarrasser d'Elodie. Toutefois, il l'aimait bien et elle lui tenait compagnie.

Le procès se poursuit alors que de nombreux témoins font défaut à la barre.