Ce jeudi, Simon, anderlusien né en 1960 a comparu devant le tribunal de Charleroi pour deux préventions. La première concerne la détention d’images pédopornographiques sur plusieurs ordinateurs, disques durs et clés USB.

Face à la présidente du tribunal, Simon n’a jamais nié les faits et s’est de lui-même expliqué aux autorités compétentes en 2019 alors qu’une perquisition était organisée à son domicile d’Anderlues. Atteint de problèmes moteur et mentaux, l’homme a tout de même admis que ce qu’il faisait était mal. Pour ce qui concerne la prévention de diffusion, cette notion a complètement échappée au prévenu qui ignorait que son logiciel de téléchargement mettait automatiquement ses fichiers téléchargés à dispositions d’autres utilisateurs.

Dans son réquisitoire, le Procureur du Roi a mis l’accent sur la gravité des faits tout en rappelant le rôle "complice" de Simon. "Derrière ces vidéos et ces images il y a des enfants qui sont des victimes. Ils se font abuser et on en tire profit."

Si les agissements de Simon ont pu se finir avec présentation devant la justice c’est grâce au travail de la section Child Abuse cyber criminalité russe. Celle-ci a pu transmettre son adresse IP aux autorités belges leur permettant de procéder à une perquisition. Les téléchargements illicites s’étalait de janvier 2007 à 2018 soit près de 3.000 photos et quelque 2.000 vidéos. Certes, l’homme limité intellectuellement et physiquement possédait des fichiers délictueux mais il a arrêté en 2019. Il a aussi été avancé que Simon n’est pas connu pour avoir des penchants pédophiles et avait même recours à des travailleuses du sexe adultes lorsqu’il en ressentait le besoin.

La comparution de Simon devant le tribunal correctionnel a déjà été un rappel à l’ordre c’est pourquoi le Procureur du Roi a proposé une suspension du prononcé, une mesure de faveur qui a étonné la défense. Cette proposition a aussi été plaidée par le conseil de Simon qui demande également un acquittement pour ce qui concerne la prévention de diffusion d’images pédopornographiques.