Durant la nuit du 6 au 7 juin dernier, les parents de l'ex-compagnon de Fanny D. dormaient paisiblement à leur domicile à Châtelineau. Vers 01h00 du matin, la trentenaire s'était rendue devant le domicile des victimes avec la ferme intention de marquer le coup. "J'en avais marre d'être victime de menaces et de pression par mon ex. Il m'a pris toutes mes économies et je n'avais plus rien. Je voulais qu'il cesse toute cette manipulation", avait expliqué Fanny D.

Armée d'un bidon d'essence et d'un briquet, Fanny D. avait bouté le feu au volet en bois se trouvant au rez-de-chaussée du logement de ses ex-beaux-parents avant de prendre la fuite, en regagnant son véhicule stationné quelques mètres plus loin. Deux témoins des faits étaient intervenus pour éteindre le feu et réveiller les occupants. "Pour le même prix, c'était direction la cour d'assises", avait précisé la substitute Dutrifoy.

Pour ce genre d'infractions, la peine prévue pour sanctionner les faits peut aller de 3 à 20 ans de prison. La substitute Dutrifoy avait requis une peine de quatre ans de prison ferme contre Fanny D., inconnue de la justice et de la police.

Me Balsarini, conseil de la défense, avait plaidé un sursis probatoire, le plus large possible. "Il y a un contexte derrière les faits. Elle a fait des avances à Greg, entrepreneur, pour avoir une maison container. Elle n'en a jamais vu la couleur et est tombée sur un homme qui faisait le mort."