Présente à l’audience, Rachida avait confirmé se destituer de sa demande de dédommagement envers son fils. « Je le pardonne », avait confié la mère de famille, pourtant victime de coups de la part de son fiston.

Derrière cette scène de coups de 2018, il y a un climat familial plutôt tendu. Les parents d’Abdelaziz sont séparés. La plupart des enfants se rangent également du côté du papa.

Si Abdelaziz s’est emporté sur sa mère, c’est à cause d’une intervention des policiers de la zone Mariemont au domicile familial qui a ravivé les tensions, provoquant une dispute entre le fils et la mère. Cette dernière est rouée de coups : gifles, coups de poing à l’arcade sourcilière. Au sol ou contre un véhicule, Rachida reçoit encore des coups.

Entendu au moment des faits, Ahmed n’avait fait preuve d’aucune remise en question et osait même prétendre que sa maman avait "simulé". "Il dit que c’est lui qui a été victime de coups de brosse et que sa mère s’est frappée elle-même", précisait le substitut Bury sans croire une seule seconde à la version du prévenu. De plus, un témoin confirmait la scène de coups sur Rachida.

Et le casier judiciaire de six pages d’Abdelaziz, dont trois antécédents spécifiques pour violences, confortait l’opinion du parquet de Charleroi. Une peine de minimum 12 mois de prison ferme était requise contre le fiston, jugé par défaut. Finalement, Abdelaziz écope de la moitié de la peine requise.