En juin 2017, la situation du jeune Ausilio n'était pas la plus optimale. Comme le confirme Me Sasso, son avocate, Ausilio n'était pas le plus stable et ne bénéficiait pas du traitement médical adéquat pour sa santé mentale. Et les relations avec sa mère étaient loin d'être au beau fixe. C'est d'ailleurs cette mésentente familiale qui est à l'origine de l'intervention des deux policiers victimes du comportement du prévenu, le 12 juin 2017.

La veille, la mère d'Ausilio a porté plainte contre son fils pour une violente dispute. Le lendemain, elle découvre le fiston dans son jardin, avec sa planche de skateboard en main. La police est avisée du comportement suspect d'Ausilio et intervient sur place. « Quand les policiers ont voulu lui arracher le skateboard de ses mains, il a voulu le reprendre et s'enfuir. Sa planche, à l'époque, c'était toute sa vie », explique la défense.

De l'aveu même du parquet, on est loin de la plus grave des rébellions jamais traitées par la justice. D'autant plus qu'Ausilio était atteint d'un trouble mental au moment des faits. Un possible internement aurait pu être envisagé. Mais ce ne sera pas le cas. « Un nouveau rapport confirme qu'il garde toujours ce trouble mental, mais il a récupéré sa capacité de discernement. Au moment de la nouvelle expertise, il n'est donc plus dans les conditions pour un internement. » Un acquittement est donc sollicité.

Mesure de faveur également plaidée par la défense. Jugement le 28 janvier.