C'est de chez lui, en quarantaine, que Fabrice Laurent, directeur de l'Eden a écouté avec attention la conférence de presse du Premier Ministre et des Entités Fédérées.

Si jusqu'à jeudi on annonçait un probable confinement général, ce vendredi il n'en n'est rien. "On a besoin d'un peu de temps pour analyser le protocole. Mon constat est que pour le moment nous nous étions appliqués un protocole plus stricte que les normes en vigueur. Ici, nous avons repris notre saison avec deux sièges d'écart et une rangée de libre entre les spectateurs. L'analyse du protocole nous permettra de voir s'il y a des choses auxquelles on n'a pas pensé mais le fait de s'appliquer des mesures plus strictes permet de continuer comme s'il n'y avait de changements pour nous", explique le directeur du centre culturel de Charleroi.

Avec un fonctionnement nécessitant quelques aménagements, Fabrice Laurent ne se sent pas entièrement soulagé car la recrudescence semble plus que préoccupante. "Nous n'avons jamais voulu jouer avec la santé des gens. Nous avons des gradins pour accueillir 350 personnes et seuls de 80 à 90 prennent place."

Certes, la rentabilité n'est pas la même mais le directeur estime que la vie culturelle doit tout de même se poursuivre pour le moral de la population.

Cette augmentation des cas de covid-19 positifs ne le surprend qu'à moitié. En effet, pour lui il semblait clair que l'épidémie allait reprendre à l'automne. C'est pourquoi l'Eden s'est efforcé de proposer près de 80 activités culturelles aux carolo en période estivale. "Maintenant que nous sommes en période automnale,  place aux spectacles en intérieur même s'il faut faire deux séances par soir."

Conscient d'être à la tête d'une structure subventionnée, Fabrice Laurent exprime sa solidarité avec les autres acteurs culturels. C'est aussi à ce titre qu'il demande plus de précisions dans les recommandations. "Il faut aussi que les protocoles soient compris de tous. Par exemple, quand on demande un siège d'écart entre 2 bulles puis qu'on s'exprime en demandant un mètre d'écart ce n'est pas la même chose. La largeur d'un siège diffère suivant la salle tandis qu'un mètre restera un mètre. Mes sièges ne sont pas ceux du Marignan par exemple."

Comme repenser le projet culture demande parfois de faire quelques sacrifices, cette année, il n'y aura pas de Bal Blanc.