La jeune Maëlle, 14 ans, s'est donnée la mort le 31 janvier 2020 à la suite d’un harcèlement subi depuis de longs mois par des jeunes de son âge, via la diffusion de vidéos d'elle dénudées sur les réseaux sociaux.

Dans ce dossier, deux mineurs ont déjà été jugés, dont le principal suspect qui a écopé d’une peine de prestation éducative et/ou d’intérêt général de 120 heures. Ce dernier devra également participer à une concertation restauratrice en groupe avec les parents de la jeune Maëlle. Décision qui devrait faire l’objet d’un appel de la part du père de Maëlle puisque les parents de la jeune ado n’ont pas eu droit à la parole lors de la procédure devant le tribunal de la jeunesse.

Ce vendredi 25 juin, sur le coup de 10h05, la 17e chambre du tribunal de la jeunesse a examiné le dossier à charge du troisième mineur poursuivi par la justice. Ce dernier, âgé de 15 ans lorsque Maëlle s’est suicidée, est en aveux d’avoir diffusé les images de Maëlle quelques jours avant que cette dernière passe à l’acte et se donne la mort. Après deux heures de débat, le parquet a requis une réprimande contre l’adolescent. « Et c’est exactement ce qui allait être plaidé comme mesure pour mon client de notre côté », confirme Me Géraldine Druart, avocate du mineur. « Évidemment, ce ne fut pas évident pour mon jeune client de comparaître aujourd’hui. Ce n’est pas non plus facile pour nous, les professionnels que nous sommes, d’évoquer ce dossier. »

Le 10 septembre (date du jugement), le mineur qui a joué un rôle moins important dans les faits que les deux autres mineurs déjà condamnés par le tribunal de la jeunesse, devrait obtenir la réprimande requise et plaidée. Le quatrième et dernier mineur poursuivi dans le dossier comparaîtra, lui, le 10 décembre prochain.