Mostafa en est convaincu depuis son interpellation le 9 novembre dernier : il est la pauvre victime d'un complot qui le conduit à comparaître devant la justice pour la détention de 2,58 g de cocaïne et 78 g d'héroïne. Le tout en état de récidive, condamné en juillet 2018 pour des faits étrangement similaires.

Selon les policiers intervenus le 9 novembre dernier dans l'immeuble où vit l'ex-compagne de Mostafa, ce dernier aurait été vu en train de déposer le fameux sac suspect dans la poussette de son fils. « C'est impossible, je suis innocent », rétorque l'homme détenu à Jamioulx. Si au départ il pointait du doigt son ex et son beau-frère comme les instigateurs d'un machiavélique complot, Mostafa a changé de cible devant le tribunal correctionnel. « Ça a dû être placé par un voisin ou une personne jalouse, car moi j'ai un enfant et eux pas. »

Pour le parquet, les explications fournies par Mostafa sont dénuées de crédibilité. D'autant plus que les policiers l'ont clairement vu déposer le sac dans la poussette. Une peine de 18 mois de prison ferme est requise. Sans avocat, Mostafa réitère son innocence avant de retourner en prison.

Jugement le 3 mai.