Charleroi Les administrateurs reprennent les procédures à zéro.

Deux mois après son installation, le nouveau conseil d’administration de l’Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi (ISPPC) a traversé sa première période de turbulences : de 18h30 à minuit ce lundi, ses membres ont passé au crible les décisions contestées du 12 juin, ainsi que les motivations de chacune d’elles.

Dans un souci de transparence, les élus des communes et des membres associés seront invités à une réunion d’information extraordinaire : toutes les réponses à leurs questions leur seront apportées le 25 septembre, afin de faire la clarté au plus vite sur ce qu’il faut bien appeler des "ratés".

L’abandon du poste de conseiller général n’empêche pas l’institution de vouloir renforcer un top management présenté comme sous-staffé. Elle le fera dans le cadre d’une procédure de recrutement irréprochable, avec un assessment. Plus question d’adapter l’appel aux candidatures à un profil particulier comme elle est suspecte de l’avoir fait pour le demi-frère d’Olivier Chastel. S’il se confirme, ce nouveau recrutement se fera en concertation avec le futur ministre wallon de tutelle et au terme d’une démarche de benchmark, explique le nouveau vice-président MR Philippe Knaepen. Désigné à bulletins secrets, ce dernier a pris la succession de Thomas Salden, démis de ses fonctions. Ce qui contraindra ce dernier à rembourser les indemnités de mandat perçues de manière indue au mois de juillet.

Deuxième point contesté : l’intégration dans le pack rémunération des membres du comité de direction des cotisations patronales liées à l’assurance groupe dont ils bénéficiaient, ce qu’interdit le nouveau décret gouvernance. Cet élément fera également l’objet d’une négociation avec la tutelle, au cas par cas nous revient-il.

Objectif : bétonner un accord comme cela a été fait dans d’autres intercommunales. Pour les organisations syndicales et en particulier la CSC-Services publics, "cet avantage apparaît comme un privilège alors que les chèques repas ne sont plus payés au personnel, et que l’octroi d’un deuxième pilier de pension est gelé".

Enfin, l’administrateur Ecolo Vincent Debruyne a insisté pour renforcer la sécurité juridique des points mis au vote du CA.

Dans une structure publique, c’est la direction générale qui se porte garante de la légalité. À cette direction générale de vérifier que ce qu’elle propose respecte rigoureusement la loi.