Le 16 avril 2020, à Montigny-le-Tilleul, au domicile d’un commissaire de police de La Louvière, 11 armes ont été dérobées. Selon la victime du vol: "les cambrioleurs devaient savoir où elles étaient. Ils sont venus pour cela".

Au cours d’une autre enquête, en parallèle, une perquisition a été effectuée dans le business de voiture de Bruno (nom d’emprunt). Mais aucune arme n’a été retrouvée. À l’heure actuelle, elles sont toujours dans la nature. 

Pour ne pas simplifier le dossier, il a été mis au jour des conversations téléphoniques qui relient Bruno à l’épouse du commissaire de police, Estelle (prénom d'emprunt). Ils se seraient rencontrés à l’hôpital psychiatrique Van Gogh, où Bruno venait rendre visite à un ami et où Estelle suivait des soins médicaux. Les deux ont alors entamé une relation, qui va rapidement devenir toxique: Bruno va mettre Estelle en contact avec un ami à lui, qui lui dira qu’elle n’est pas en sécurité avec ces armes chez elle et qu’elle doit les faire disparaître... pour sauver sa vie et celle de sa fille!

Le jour du cambriolage, où les armes ont disparu, le deuxième numéro de téléphone attribué à Bruno a borné près du domicile du commissaire. De plus, des contacts ont été effectués entre lui et Estelle.

Cependant, par manque de preuve, la substitute du procureur du Roi ne peut pas établir toutes les préventions. Elle demande tout de même deux ans d’emprisonnement pour Bruno. Son avocat, quant à lui, sollicite l’acquittement de son client pour la prévention du vol. Le conseil d’Estelle a également demandé l’acquittement de sa cliente.

Le jugement sera rendu le 15 juillet.