Insultes, rébellion et cannabis dans sa cellule de la prison de Jamioulx: peine de travail

Romanof s'est violemment emporté sur un policier venu saisir son téléphone dans sa cellule.

L. C.
Insultes, rébellion et cannabis dans sa cellule de la prison de Jamioulx: peine de travail
©Shutterstock

Le 8 janvier 2019, Romanof s'est fait repérer de la plus mauvaise des manières, pas à l'extérieur, mais directement dans sa cellule à Jamioulx... Le jeune homme a commis une rébellion sur un policier, mais détenait également sur lui un petit sachet de cannabis, probablement reçu quelques instants avant lors d'une visite.

Seule la rébellion était contestée (en vain) par le prévenu. « J'étais dans ma cellule et mon téléphone devait être saisi dans le cadre d'une enquête. Le policier est entré dans la cellule et m'a dit qu'il voulait mon téléphone. Je lui ai dit de s'écarter un peu, car il était très proche de moi. Dès que le téléphone était visible, il a sauté sur moi. Je n'ai pas commis de rébellion », prétendait Romanof.

Comme mentionné par la présidente Jadin, cette version des faits ne correspondait pas à la version des autres protagonistes. À commencer par le policier victime de la rébellion. « Ce n'est pas la même version. Lui dit que vous l'avez poussé vers l'arrière, que vous lui avez maintenu les deux avant-bras sans oublier les insultes et les menaces. Il dit aussi que vous avez brisé votre téléphone sur l'un des montants du lit. » Cette lecture a eu le don de rafraîchir la mémoire de Romanof, qui s'est soudainement souvenu des insultes proférées au policier, mais aussi d'avoir détruit le téléphone parce qu'il « contenait des photos intimes ».

Pour encourager les efforts du prévenu, qui prétend être un autre homme depuis les faits, le tribunal correctionnel lui a octroyé une peine de travail de 100 heures.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be