Didier, chauffeur de bus, se retrouve de nouveau devant la justice pour une scène de coups plus de 20 ans après sa dernière condamnation. En 1997, Didier avait obtenu une suspension du prononcé du tribunal correctionnel de Dinant pour des coups et blessures.

Les dossiers de coups et blessures envers des policiers sont fréquents. Généralement, il s’agit de coups de poing ou de coups de pied. Mais ce jeudi, le ministère public reproche à Didier d’avoir coincé les doigts de la main droite de Stéphane en refermant la portière du véhicule de sa compagne.

Le 30 novembre 2018, les policiers de la zone Germinalt interviennent à Montigny-le-Tilleul. Didier est impliqué dans un accident de la route. Et la tension monte d’un cran lorsque Didier veut absolument récupérer son portefeuille dans sa voiture accidentée. "Tout a été très vite. J’étais en état de choc suite à l’accident. Je n’ai pas vu ses doigts et je ne voulais pas lui faire ça", explique Didier. Ce dernier, contrarié, monte dans le véhicule de sa compagne et coince les doigts de Stéphane.

Le policier blessé a subi une incapacité de travail de plus de 4 mois à la suite de la scène. L’État belge, qui a pris en charge le salaire de Stéphane, s’est constitué partie civile. Alors que Didier jure ne pas avoir touché le policier, les éléments du dossier démontrent le contraire. Auditionné, Stéphane précise que Didier l'a agrippé par les vêtements et proféré des insultes.

La substitut Marr estime les faits clairs malgré les explications de Didier. Une peine de 12 mois de prison avec un sursis est requise contre Didier. Jugement le 24 décembre prochain.