Stéphano L.C., 29 ans, conteste avoir agressé Marc et l’avoir laissé pour mort.

Stéphano a une relation extraconjugale avec Alisson, la compagne d’un ami à Marc. L’homme trompé, sans nouvelles de sa copine la nuit du 28 mai au 29 mai 2014, tourne en rond en cherchant partout après elle. Il parvient finalement à retrouver sa trace, mais Stéphano, l’amant, se trouve également sur place. Une altercation éclate entre les deux hommes.

Marc est appelé à la rescousse par son ami. Il arrive sur les lieux, armé d’un couteau à pain et menace l’amant. Stéphano parvient à le désarmer et d’après lui, la situation rentre dans l’ordre.

Pourtant, quelques heures plus tard, la police est appelée à la rue de la Blanche Borne à Loverval. Une Citroën se trouve mal stationnée sur le côté de la route. À l’intérieur, les policiers découvrent Marc, sur la banquette arrière de son véhicule, plongé dans un profond coma. Plusieurs hématomes sont constatés sur le visage de Marc. Il est transporté d’urgence aux soins intensifs de l’hôpital Notre-Dame de Charleroi et échappe de peu à la mort.

Stéphano signale avoir été déposé par la victime chez Robert La Frite à Charleroi. Il n’est pas en mesure d’expliquer ce qui est arrivé à Marc.

L’enquête débute alors et rapidement, les langues se délient. Plusieurs témoins confirment avoir entendu des rumeurs du côté de Gosselies. Stéphano se serait vanté d’avoir laissé pour mort Marc. L’ADN de Stéphano est également découvert sur la chemise déchirée de Marc, qu’il portait ce jour-là en échappant de peu à la mort.

Pour le ministère public, aucun doute possible : Stéphano est bien l’auteur de l’agression de Marc. Une peine de 30 mois de prison ferme est requise.

La défense plaide pour sa part un acquittement au bénéfice du doute.

Le jugement sera prononcé le 17 janvier 2020.