Depuis le début de la crise covid, et plus particulièrement la fermeture des grandes enseignes de distribution, les consommateurs se tourner vers le commerce local. Ils ont redécouvert une manière de consommer plus durable. A côté de ce changement d'habitude, la notion du respect climatique s'est intensifiée favorisant ainsi les commerces Bio.

Effet de mode ou réel changement de consommation? Chez Färm,magasin bio situé à Gozée, on penche plutôt du côté du changement mais avec des nuances. "Les gens ont quelque peu changé leurs habitudes d'achats.Il y a eu un réel engouement qui s'est un peu estompé au fil du temps. Certaines catégories d'âges se sont plus tournées vers le local en choisissant de consommer bio. Des préoccupations climatiques y sont souvent liées," explique Alexandre Charlier, le gérant. Même si le bio n'est pas toujours associé au commerce local, une certaine philosophie permet, d'à la fois, satisfaire les clients en termes de choix de produits et de limiter son empreinte écologique en ne dépassant pas les frontières européennes ou en privilégiant le transport par bateau et non par avion. Malgré cela, un accent est mis sur commerce local. Le fait qu'un point de vente se fournisse chez des producteurs de sa région a permis à certains de se développer tout en permettant à leurs partenaires producteurs de se professionnaliser. "Si des produits proviennent d'autres pays européens, bon nombre sont produites dans la région. Nous travaillons avec des partenaires locaux."


Bien que le bio connaisse un essor, il demeure certaines réticences attribuées aux prix que d'aucun peuvent trouver injustifiables. "Ce qui freine c'est parfois le prix. En connaissant un peu plus le système on comprend que le prix est au plus juste. Nos partenaires producteurs produisent beaucoup moins que ceux liés à des grandes enseignes. Il faut aussi comprendre que chacun est rétribué de manière équitable."