Thierry Willems, bientôt 58 ans, mène la danse depuis près de vingt ans : “À la base, quand on a commencé à faire le Télévie, je travaillais dans une entreprise qui soutenait l’initiative. Et puis, j’ai senti que je pouvais faire plus ; donc, avec une bande de copains et mon épouse, on a décidé de le faire de notre côté. C’est comme ça que c’est parti” , explique-t-il. “On a tous quelqu’un de proche qui a eu un cancer et qui en a guéri, ou qui en est mort, ou qui se bat pour vivre avec. Mon papa est décédé d’un cancer l’année passée, il le traînait depuis deux ans : ça motive à continuer, même si ce n’est pas facile.”

Avec une trentaine de bénévoles chaque année et un petit noyau dur d’organisateurs, ils regroupent jusqu’à 1000 personnes autour de plusieurs activités moteurs. “À part pendant la Covid, qui nous a empêchés d’organiser ce qu’on voulait, on fait trois types d’activités: un rallye d’orientation avec des ancêtres où les conducteurs doivent trouver des indices, suivre des balises, tracer des cartes et essayer de se repérer. Il y a aussi la randonnée 4x4 qui est organisée par l’Event 4x4 Offroad Belgium, qui regroupe des passionnés qui viennent de partout en Wallonie, de France, du Luxembourg, de Flandre… Et enfin, il y a un rassemblement auto qui était à la base réservé aux VW-Audi-Porsche mais qu’on a étendu pour ramener plus de monde. Parce qu’on fait ça pour la bonne cause. Notre récompense, c’est que les gens aient passé un bon moment ; et puis, on va porter les chèques des bénéfices au Télévie, avec les bénéfices des événements et des produits Télévie qu’on vend dans la région, dans les pharmacies et les hôpitaux notamment. Cette année, on est aux alentours de 8 000 € récoltés ; malheureusement, on a dû limiter les activités, ne sachant pas quelle serait la situation sanitaire.”

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Pour Thierry Willems, c’est grâce aux bénévoles, aux sponsors et au soutien de l’administration communale de Beaumont que tout cela est possible. “Ça demande un boulot monstre. Sans eux, sans ceux qui nous prêtent des lieux, des salles, qui nous donnent ou nous font des réductions sur du matériel ; sans les bénévoles qui cuisinent, qui préparent, qui rangent… rien ne serait possible. Chapeau ! Et si on peut faire ce qu’on aime et en même temps mettre notre pierre à l’édifice pour éradiquer le cancer ou au moins y trouver des solutions, c’est encore mieux.”