Thudinie – Gerpinnes Avec la fusion des arrondissements Charleroi/Thuin, il ne faut pas compter les kilomètres.


À moins d’une semaine des élections, les marchés hebdomadaires locaux n’ont jamais été aussi colorés : rouge, bleu, vert, rose, jaune. Outre les fleurs et les légumes, ce sont les partis politiques en campagne qui, avec leurs couleurs respectives, arpentent les allées à la rencontre des citoyens.

Pour eux, hors de question de se laisser raconter des salades et de ne pas faire le poids face à certains politiques descendus sur le terrain. Si dans l’ensemble la courtoisie est de mise, ils sont peu nombreux à refuser les flyers et autres bristols. Mardi sur le marché de Châtelet, la tête de liste du Parti Populaire Thibaut De Coster a distribué ses cartes tout en expliquant son programme : "je trouve les gens réceptifs à notre discours. Si d’aucuns nous trouvent très à droite, nous nous présentons comme un parti de rupture et assumons notre position quant à la justice, l’économie et l’immigration."

Dans les allées voisines, c’est l’équipe du MR de la bourgmestre courcelloise Caroline Taquin qui va à la rencontre des commerçants et des promeneurs. L’expérience accumulée au fil des élections successives lui donne de l’assurance. À l’aise, elle ne manque pas d’emmener avec elle Aurore Goossens, la toute jeune présidente du CPAS de Courcelles.

Du côté des maraîchers, on se félicite de voir des politiques dans les marchés même s’ils disparaissent quelque peu du paysage après le jour du scrutin. "Voilà 37 ans que je fais les marchés et même si cela devient de plus en plus difficile, nous essayons de faire face. Il est important de sortir de son bureau pour voir comment vivent les gens", explique Ricky, figure connue des marchés de la région.

D’autres s’en trouvent autrement critiques : "je veux bien écouter ce qu’ils ont à me dire, mais il y a des choses qui devaient être prises en compte déjà depuis quelques années. Tout le monde a les meilleures intentions pour la population, mais à chaque fois c’est le même : ce n’est pas de leur faute si ça ne bouge pas."