Thudinie – Gerpinnes

Aurélie A. est membre d’un groupe folklorique du carnaval de Lobbes, elle est poursuivie pour des coups sur deux victimes lors des festivités locales.

Le 19 mars 2018, le carnaval de Lobbes battait son plein. La prévenue est membre d’une société carnavalesque. Mais elle avait bu. Devant un café, Aurélie dérangeait Sandrine et Isabelle en pleine discussion. Poliment, les deux femmes repoussaient la prévenue mais cette dernière revenait à la charge. Lorsqu’on lui a demandé de dégager, Aurélie frappait Isabelle avec un verre au niveau de son front. Son amie intervenait pour venir en aide à la victime. "Je ne me souviens de rien", explique la prévenue au juge Davio. "J’avais bu ce jour-là vu les festivités et je suppose qu’il y a eu une bagarre". Suivie médicalement, la jeune femme ne devrait pas boire mais lors de grandes occasions, elle se permet un petit écart.

Une scène violente

Le ministère public juge les préventions établies, même si la prévenue fait face à une perte de mémoire : "Il s’agit quand même d’un geste particulièrement violent. Des témoins signalent les faits. L’une des victimes a souffert d’une commotion cérébrale et d’une plaie ouverte au front." Vu l’unique antécédent judiciaire de la prévenue pour du roulage en 2012, le parquet requiert une peine de travail à l’encontre de l’aide-soignante en milieu hospitalier et maman de deux enfants.

Une personnalité différente

L’avocate de la défense est revenue sur l’absence de souvenirs de sa cliente et sur l’absence d’éléments dans le dossier : "Pour la seconde scène de coups sur Sandrine, aucun élément ne permet de dire que des coups ont été portés. Je plaide donc l’acquittement. Cette violence ne reflète pas la personnalité de ma cliente." Pour le cassage de verre, une suspension simple du prononcé est plaidée. Jugement, le 5 août.