Les faits se sont déroulés le 23 et 24 avril à Erquelinnes. Lors d’une dispute conjugale, Grégory frappe sa compagne Anais. "J’avais pris de la drogue. Une dispute a éclaté entre elle et moi. Elle m’a claqué une tasse sous le font, sans que celle-ci casse. Ensuite, elle m’a frappé avec un balai. Je lui ai arraché des mains. J’ai essayé de la calmer. Je lui ai aussi donné un coup de balai", a-t-il expliqué à la juge.

De plus, le jour précédent cet épisode, une dispute éclate encore entre Grégory et Anais. Il lui a donné des coups pendant plusieurs minutes. Le prévenu a déclaré à la cour que les hématomes sur le corps de sa compagne sont dus aux relations sexuelles qu’ils entretiennent. Cependant, c’est la voisine de ce couple qui a appelé la police. Cette dernière dit entendre tous les jours les cris d’Anais qui se fait frapper.

Le prévenu reconnaît les faits qui se sont passés durant ce mois d’avril 2021. Toutefois, il conteste frapper sa femme depuis deux ans. Cela fait maintenant deux mois que Grégory est en détention préventive. Depuis lors, il a arrêté de prendre de la drogue. Il a également entrepris des démarches pour rentrer dans un centre à La Louvière. Le prévenu n’est pas contre non plus le fait de suivre une thérapie pour gérer sa violence.

Le procureur du roi a requis 18 mois d’emprisonnement. L’avocate de Grégory défend son client en disant qu’il est arrivé à un point de non-retour dans cette relation toxique. "Je conteste l’intensité des violences. La partie civile essaye de mettre tout sur le dos de mon client. Elle voulait juste se séparer de lui". La conseillère demande donc un sursis probatoire.

Le jugement sera rendu le 13 juillet.