Le Comité de Concertation l'a bien précisé ce vendredi 23 octobre: concernant les écoles, la règle reste de maintenir les cours en présentiel, "parce que les dégâts sur les enfants sont déjà là. La formation est essentielle pour la jeunesse, les écoles doivent rester ouvertes", a-t-il été dit durant la conférence de presse. 

Mais à Ham-sur-Heure-Nalinnes, petite commune rurale du sud de Charleroi, le collège communal avait déjà pris la décision de fermer les écoles communales du 26 octobre au 11 novembre inclus. On a donc contacté le bourgmestre, Yves Binon, pour savoir s'il restait sur sa position ou si les écoles, après les annonces de vendredi, seraient finalement ouverts. 

"Nous restons sur notre position", nous répond Yves Binon. "Il faut savoir qu'il y a une hiérarchie dans les normes : une circulaire n'est qu'une information, une recommandation d'un ministre. Les bourgmestres peuvent se montrer plus restrictifs qu'un niveau de pouvoir supérieur, mais pas plus laxistes. Et c'est la décision qui a été prise ici, en collège : la ministre a donné deux jours de congés supplémentaires, menant le total de jours sans devoir aller à l'école à 10 jours. Nous allons plus loin, en fermant les écoles pendant 17 jours. Un confinement de 17 jours sur pas mal de familles de notre entité, parce qu'il y a tout de même 900 enfants à Ham-sur-Heure-Nalinnes, ça ne fera pas de mal. Mais il est clair que la responsabilité est donc désormais sur les parents, s'ils ne sont pas raisonnables et mettent leurs enfants dans des organisations où ils se font contaminer, ça n'aura servi à rien."

Pour le bourgmestre, la situation sanitaire est grave. Et il souligne que s'il comprend la volonté du Comité de Concertation de "garder le secteur de la jeunesse ouvert", il faut tout de même faire très attention : "notre décision de fermer les écoles communales reste. On a toujours eu l'habitude, dans les communes et à Ham-sur-Heures-Nalinnes, de respecter les circulaires au pied de la lettre. Mais ici, la situation nous fait prendre des mesures plus strictes. Et si la situation venait à s'aggraver, la commune pourrait prendre encore plus de décisions, et de normes."