Le 25 avril 2018, à Merbes-le-Château, la jeune Paola quitte son domicile après avoir soupé pour se rendre chez une amie. Sur la route, elle croise Mohamed qu’elle a déjà aperçu à quelques reprises dans le village. Ce dernier séjourne dans un centre pour réfugiés non loin de chez elle.

Lorsque Mohamed, 50 ans, passe à côté de l’adolescente, il surprend Paola et attrape son visage pour lui forcer un baiser colombin. Ensuite, Mohamed attrape la main de Paola pour la poser sur son sexe. Effrayée, Paola parvient à fuir pour alerter son père.

Une requalification des faits, initialement qualifiés en attentat à la pudeur, a été requise par la substitute Morgane Pied. Mohamed, lui, a contesté les faits, jurant n’avoir jamais vu ou croisé la victime avant l’audience et encore moins d’être l’auteur des faits. « Je ne comprends pas pourquoi il ose dire qu’il ne m’a jamais vu. C’est bel et bien lui, j’en suis sûre », rétorquait Paola, présente à l’audience et bien décidée à obtenir justice.

Le ministère public a requis une peine de deux ans de prison ferme pour sanctionner la particulière gravité des faits et le mépris affiché par Mohamed pour la jeune femme, dorénavant majeure. Ce dernier n’a pas montré la moindre empathie pour sa victime.

Ce mardi, le tribunal correctionnel a estimé qu’un sursis simple avec la peine de 3 ans de prison était la juste sanction pénale.