Emile et Anne (prénoms d’emprunt) n’ont pas le profil atypique de personnes impliquées dans la vente et la consommation de produits stupéfiants. Mais de l’aveu même du quadragénaire, il a connu « une petite crise de la quarantaine. » Résultat ? Pendant plusieurs mois, Emile a consommé de l’ecstasy et du speed lors de sorties.

Anne, de son côté, s’est également mise à consommer de la drogue au même moment. Comme souvent dans ce genre de cas de figure, la consommation a entraîné la vente de produits stupéfiants à Momignies.

Jusqu’en septembre 2019, le business du couple est parvenu à ne pas éveiller les soupçons. Mais l’ex-compagne d’Emile est passée par là et a mis fin à l’activité illicite du couple en informant la zone de police Botha.

Un mois plus tard, une perquisition a permis de mettre la main sur 3 g de marijuana et 12 pilules d’ecstasy dans le véhicule d’Emile. Anne ne présente aucun antécédent judiciaire. Une mesure de faveur est donc requise par le parquet.

Par contre, la situation judiciaire d’Emile est totalement différente avec une récidive spécifique pour une condamnation à 18 mois de prison avec sursis pour un trafic en associations. Le substitut Henry souhaite qu’il se remette enfin en question. Jugement le 20 septembre.