Les conflits de voisinage pourrissent l’existence des personnes impliquées. Et les motifs à l’origine des tensions peuvent être divers et variés. Cela peut être à cause d’une place de stationnement, de nuisances sonores ou d’un… chat. À Ham-sur-Heure/Nalinnes, Inès et Francine se font la guerre.

Et d’après les dires d’Inès, 40 ans, cette "guerre" a débuté lors de son emménagement en mars 2018. "Depuis le début, elle a souhaité que je parte de là. Elle a finalement obtenu gain de cause". Inès a déménagé du côté de Mont-sur-Marchienne à cause de la scène du 17 juillet 2019.

Ce jour-là, Inès, touchée par une forme de dépression, se permet de débarquer au domicile de Francine, 79 ans, par une porte se trouvant à l’arrière de la maison. Inès souhaite plus que tout récupérer son chat, qui serait un chat errant et pris en charge par Francine pour une histoire de puces. Mais la situation tourne au vinaigre. Pour la septuagénaire, Inès l’a secouée, empoignée par le peignoir et poussée contre le mur. Résultat : des bleus sur les avant-bras et une dent cassée.

Du côté d’Inès, en revanche, aucun coup direct n’a été porté. "On s’est empoignée mutuellement, mais je n’ai pas porté de coup de poing ni de coup direct." C’est finalement le fils d’Inès, âgé à peine de 10 ans, qui a demandé apeuré et en pleurs à sa maman d’arrêter. La substitut Marr ne s’oppose pas à une mesure de faveur pour Inès, sans antécédent judiciaire.

Me Rihoux, à la défense, plaide une suspension simple du prononcé, espérant garder le casier judiciaire de sa cliente vierge. "Elle est enseignante et elle en a besoin. Elle aurait dû se maîtriser, mais il s’agit d’une goutte d’eau qui a fait déborder le vase." Jugement le 28 janvier 2021.