De février 2015 à mai 2016, Nicolas a vécu une relation tumultueuse avec Magali. Avant ça, la jeune femme a partagé la vie d’Olivier durant 4 ans. Et lors de ces deux relations sentimentales, Magali a été victime de violences conjugales. D’ailleurs, Nicolas et Olivier ont été condamnés par la justice pour des scènes de coups et blessures sur leur ex-compagne.

Ce lundi, Nicolas et Olivier comparaissent pour l’incendie volontaire du chalet de Magali et de son véhicule Polo à Froidchapelle. La nuit du 11 au 12 juillet 2016, Magali a tout perdu suite à l’incendie criminel. Ses meubles, ses objets et ses animaux de compagnie ont brûlé à l’intérieur de son chalet. Fort heureusement, cette dernière n’était pas présente à ce moment-là. À cause de cet acte, le chalet de Rudy, son voisin, est également parti en fumée.

Quelques heures seulement après le sinistre, Nicolas se retrouve pointé du doigt et désigné comme l'auteur de l'incendie. Il faut dire que depuis plusieurs mois, l’ex-compagnon de Magali n’arrête pas de la menacer. Outre l’incendie, le trentenaire doit également s’expliquer devant le tribunal correctionnel pour huit autres préventions de coups et blessures, harcèlement et menaces sur la même victime.

Tous ces faits reprochés à Nicolas sont antérieurs à l’incendie du chalet de Magali. Pour le parquet, ces différentes préventions expliquent le contexte autour de l’acte criminel et permettent d’asseoir la culpabilité de Nicolas. Pour ne rien arranger à son cas, l’ex-compagnon avait préalablement menacé Magali "de la faire fondre ou de la tuer" dans les SMS envoyés.

L’enquête, qui a pris du temps à arriver à son terme, n’a pas permis de mettre en avant des preuves irréfutables. Même s’il existe des images d’une caméra de surveillance montrant un véhicule de type utilitaire effectué plusieurs passages au chalet avant de voir un homme y descendre. "Le visage ne peut être identifié, mais la victime a formellement reconnu son ex-compagnon grâce à sa démarche et parce que l’individu portait un sac en bandoulière. Ce qui est l’habitude du prévenu", argumente la substitute Broucke, convaincue de détenir le scénario de l’incendie.

Olivier, le second ex-compagnon, se retrouve suspecté d’avoir conduit Nicolas sur place puisque le véhicule utilisé est de type utilitaire et la teinte semble également correspondre à la couleur de la Renault Kangoo d’Olivier. Face au tribunal, les deux hommes contestent pourtant les certitudes du parquet. Nicolas jure ne pas avoir été sur place, tandis qu’Olivier prétendait dans un premier temps avoir travaillé dans un restaurant de Gerpinnes avant d’affirmer qu’il se trouvait ailleurs avec sa compagne de l’époque.

Le parquet admet que le délai raisonnable a été dépassé, pouvant permettre aux deux prévenus d’obtenir une peine plus légère qu’à la normale. Une peine de 3 ans avec un sursis est requise contre Nicolas. Deux ans de prison avec un sursis sont sollicités pour Olivier.

Jugement le 10 mai prochain.