Le Ministre Wallon Henry (Ecolo) en charge de la Mobilité,  s'est rendu à Erquelinnes afin de discuter du prolongement de la RN 54.

Sur place, David Lavaux (Cdh) et ses collègues bourgmestres de même que le maire de Jeumont, commune française voisine, ont à nouveau présenté les nombreux arguments pour terminer ce tronçon permettant une fluidité de trafic entre Charleroi et Maubeuge.

Dans les cartons depuis 40 ans, l’allongement de la RN54 semble avoir bien plus que du plomb dans l'aile. La décision semble irrévocable même si le maire de Jeumont était aussi présent sur place afin de défendre le projet. Pour les bourgmestres, la décision du ministre est d'ordre idéologique et ne tient pas compte de la réalité du terrain ainsi que des nombreux désagréments occasionnés par le passage de camions et autres véhicules circulant sur des routes non adaptées à un tel trafic. "Le ministre suit son idée de "stop au béton" entamée en début de mandature. Les travaux constituerait non seulement un gain de temps mais également de sécurité. Quand on voit les camions qui traversent Merbes-le-Château cela peut faire peur. Des personnes ont déjà été écrasées sur les trottoirs. Il en est de même pour Biercée qui a un trafic qui ne correspond pas au gabarit de la route. C'est un calvaire pour tout le monde et un manque de liaisons pour nos communes. Cela ne peut que s’aggraver."

Pour David Lavaux cela manque aussi de cohérence car une route à quatre bandes va venir du côté français pour aboutir à Erquelinnes. "Ce qui est le plus frustrant c'est le sentiment d'injustice. Quand je vois qu'à Hornu on crée une nouvelle voie alors qu'ils ne sont pas encore d'accord sur le tracé et bien on avance. A Wavre aussi de nouvelles routes voient le jour. Et ce malgré que dans ces endroits il y a des oppositions choses qu'il n'y a absolument pas ici. C'est un besoin vital pour notre région et c'est non. C'est fini, plus personne ne travaille."

De son côté, la bourgmestre de Thuin, Marie-Eve Van Laethem a tenté de mettre à mal le raisonnement du ministre en avançant que le projet est loin d'être nouveau mais rien n'y a fait. Même si le non n'est pas catégorique, l'allongement de la RN 54 semble plus que compromis.