Avez-vous déjà lu que l’eau de javel pouvait guérir le coronavirus? Ce genre de fake news circule encore énormément sur les réseaux sociaux. Pour limiter la propagation de ces fausses nouvelles, les médecins essayent de répondre au mieux aux questions de leurs patients. 

C’est pour cette raison que le docteur Philippe Lannoo, pédiatre dans la région de Thuin, va initier un Facebook Live, ce dimanche 8 octobre à 19h avec le professeur Leila Belkhir. "En consultation les questions sont quotidiennes. J’en reçois aussi par mail. Cela prend énormément de temps pour répondre à tout", explique le docteur Lannoo. Lors de ces questions-réponses en direct, le docteur Lannoo s'occupera des interrogations pédiatriques. Alors, que le professeur Belkhir, infectiologue aux cliniques universitaires de Saint-Luc, prendra la parole pour répondre aux questions relatives aux adultes.  

Le pédiatre sent bien que les personnes sont en demande de réponses et qu’elles sont vraiment perdues dans toutes ces informations qui circulent "Il faut rappeler que le coronavirus était un nouveau virus et que les médecins ne le connaissaient pas. Donc les informations pouvaient être contradictoires", ajoute le docteur.

En ce qui concerne le quotidien de ce pédiatre de Thuin, depuis le début de la pandémie, il est important de rappeler que les enfants sont très peu contagieux. Cependant, les parents sont très inquiets. "La plupart des questions des parents tournent autour du milieu d’accueil, de l’école, des grands-parents. Il y a aussi des questions qui concernent les signes de la maladie chez les enfants. Il faut aussi rappeler que la maladie de Kawasaki est une inflammation immunitaire qui apparaît après chaque virus chez les enfants. Ce n’est pas un nouveau symptôme du coronavirus", insiste le docteur Lannoo.

Le rôle des médecins dans cette crise est de bien informer leurs patients pour ne pas que les fake news circulent encore plus. Mais aussi pour que les gens prennent conscience qu'il est important de se protéger en appliquant correctement les gestes barrières. Cela évitera d'encombrer les hôpitaux. Et surtout, de ne plus causer de dommages collatéraux liés au coronavirus.