Avec la crise sanitaire, les pratiques sportives ont changé. En effet, les personnes privilégient le jogging ou les balades à vélo.

Chaque année au mois d’avril, l’intercommunal TIBI procède à une récolte de vélos. Cette année, pour des raisons sanitaires, les personnes ont pu déposer leurs vieilles byclettes dans trois recyparcs de la région de Charleroi : Ransart, Montigny-le-Tilleul et Farciennes. "En 2020, en raison du confinement, la collecte a dû être suspendue. Mais cette année, les chiffres sont bons. Nous avons récupéré une petite centaine de vélos. Normalement, nous tournons aux alentours de 100-150 vélos récoltés. Les personnes se sont montrées généreuses" , déclare Céline Peeterbroeck, la responsable communication de TIBI.

Les vélos ont été directement redistribués aux différentes associations comme le CAL de Charleroi qui offrira ses objets lors de son village solidaire au mois de juin. Avec cette action le message de l'intercommunale est clair: donner une deuxième vie aux objets. Cela rendra des personnes heureuses. 

De plus, depuis maintenant un an, les ventes de vélos d’occasion ont explosé. "Quand nous avons rouvert en mai 2020, les gens se sont jetés sur les vélos de seconde main. Notre stock prévu pour 2-3 mois a été écoulé très rapidement", confirme un mécanicien du Point Vélo de la gare de Charleroi. Cette boutique peut toutefois compter sur la ressourcerie du Val de Sambre pour se réapprovisionner.

Cependant, neuf fois sur dix ces vélos doivent subir quelques réparations. Ce qui fait que certaines personnes s’intéressent aux formations pour devenir mécanicien de vélo.